Wassim BEN CHAOUACHA Musicien soliste de oud (luth arabe), compositeur, interprète, doctorant en musique et musicologie à l'Université de Paris IV-Sorbonne.

Issu d'une famille de musiciens, Wassim a commencé l’apprentissage de la musique et du chant dès sa tendre enfance avec son père Abdallah, maître de musique. À l’âge de 6 ans, il intègre la chorale des enfants avec son premier maître Riadh Harzallah. Un an plus tard, il entame ses études au Conservatoire Régional de Musique et de Danse de Sousse. À l’âge de 12 ans, il a commencé l’apprentissage du oud avec les grands maîtres de oud en Tunisie comme Ahmed Kalaï et Yousra Dahbi et d’autres. Depuis son jeune âge, ce musicien jouait dans l’orchestre du conservatoire et celui de la ville de Sousse avec lesquels il a participé dans plusieurs festivals en Tunisie dont le grand festival de malouf de Tastour en 1994 et en 1995. Au fil de temps, ses professeurs découvert son talent remarquable et ne cessaient pas de l’encourager à participer dans les stages et les concours. Ce musicien a décroché plusieurs prix dont le prix de meilleur musicien au festival de musique collégienne 1995 à Nabeul et le premier prix de musicien soliste au festival des musiciens amateurs à Manzel Temim 1997.
Wassim a eu son diplôme de baccalauréat en juin 1997 et s’inscrit à l’ISM (Institut Supérieur de Musique) de Tunis afin de poursuivre ses études universitaires et approfondir ses connaissances en musique et musicologie. Sa rencontre avec son maître, le luthiste Ridha CHEMAK, a représenté l’un des moments décisifs de son parcours. On pourrait même dire qu’elle a influencé son jeu et sa vision sur l’interprétation musicale. Il obtient la médaille d’or de meilleur soliste au concours du festival de la musique de l’Ismaïlia en Égypte en 1999. En juin 2001, Il a eu son diplôme de maîtrise avec la mention « très bien » Sur sa recherche intitulée « L’écriture orchestrale en Tunisie » encadrée par Kamel Ferjani. De plus, il obtient avec son récital de fin d’étude, présenté devant les grands maîtres de oud comme Ali Sriti, Ahmed Kalaï et Naseer Shamma, le grade de professeur de luth et de luthiste concertiste.
Arès la maîtrise, Il a choisi suivi son cursus en histoire de la musique et musicologie à l’université de la Sorbonne où il a approfondi ses connaissances en histoire de la théorie de la musique arabe contemporaine et l’histoire des orchestres et de l’orchestration. Il obtient le diplôme de DEA (Diplôme des Études Approfondies) en octobre 2005 avec mention « très bien ». Actuellement, il prépare une thèse de doctorat, à la même université, portant sur l’évolution des formations orchestrales et de l’orchestration dans le monde arabe, sous la direction de Jean-Jacques Velly.
Dès son jeune âge, Wassim BEN CHAOUACHA s’est imprégné dans la tradition musicale arabo-andalouse avec l’apprentissage des nouba du malouf tunisien et les azjâl et les foundou. En même temps, ses préférences étaient plus larges que les emblèmes de cette tradition. Il s’est intéressé au répertoire traditionnel du Proche-Orient (Adwar et muwashahat) ainsi qu’au répertoire des grandes vedettes de la musique arabe du XXe siècle comme Sayyid Darwish, Ismahan, Mohamed Abd Al-Wahab, Om Kalthoum Sabah Fakhri et Feyrouz, qui a été sa préféré. En plus de la musique vocale, il a été séduit par la musique instrumentale arabe qu’il découvert avec son instrument qui lui a favorisé la connaissance des écoles de oud les plus marquantes tels que Riad Sunbati, Farid Al-Atrash (maîtres de l’école égyptienne), Cherif Muhyiddine Haydar (le fondateur de l’école de oud iraquienne), ses disciples Mounir et Jamil Bashir et, dans une étape ultérieure, Naseer Shamma, Khaled Mohamed Ali, etc.
L’intégration de l’ISM de Tunis lui a permis d’élargir son champ d’écoute aussi bien de la musique classique arabe qu’aux autres musiques traditionnelles Turque et indienne. Il découvre dans cette période son admiration pour l’orchestre et aux œuvres orchestrales des compositeurs arabes comme celles de Ammar Elsherei, Attiya Shara, Les Frères Rahabani, Mohamed Garfi, Ahmed Achour et autres. L’adoption des procédés d’harmonie et particulièrement les procédés d’orchestration et cette fusion entre la couleur modale et la couleur orchestrale continue de le fasciner jusqu’aujourd’hui. La preuve, il même ses recherches de doctorat autour de ce sujet. L’expérience de Omar Khayrat (pianiste et compositeur) lui était une des plus marquantes dans cette fusion magique. Dès son arrivé en France, Wassim a été continuellement exposé à une différence stylistique fabuleuse où les musiques du monde se côtoient et la mélodie se dissout dans l’improvisation. Il s’est plus penché vers la création et la composition et continue d’expérimenter les mariages de couleurs et de timbres.